Culture et territoires en Île-de-France

études | 13 Oct 2007

la planification au péril du SDRIF ?

par Daniel BÉHAR et Philippe ESTÈVE

Les auteurs soulignent dans ce court article que « l’exercice en cours de révision du SDRIF met en évidence un ensemble de basculements géostratégiques majeurs en Île-de-France ». Ils avancent que deux nouvelles représentations du territoire francilien viennent se substituer à celles en cours depuis les années 60 : « la Région – et c’est là la principale innovation de la vision régionale – propose une lecture du « cadran » francilien, composé de cinq faisceaux angulaires associant chacun des territoires de Paris et des couronnes jusqu’aux franges de la région. La Ville de Paris quant à elle, transcende l’habituelle représentation en couronnes pour mettre en avant la notion de « zone dense » ou de « cœur métropolitain ». Ainsi, la Région et la Ville de Paris seraient-elles en train d’inventer « de nouvelles représentations territoriales pour organiser la gouvernance du quotidien ».

Cependant, les auteurs observent que l’État « ne quitte pas la scène » pour autant. Il « change de rôle et entend gouverner à distance ». Il « prend la main sur deux enjeux essentiels de la métropole : celui de sa compétitivité et de son attractivité territoriale »… sans négocier avec la « gouvernance locale » le choix et la définition de ses opérations majeures (pôles de compétitivité et Opérations d’intérêt national). « L’État en quelque sorte, invente pour l’Île-de-France le troisième âge de la planification territoriale : après la planification volontariste des Trente Glorieuses et la planification souple et glissante des années 80, voici le temps de la planification par projets ».

Toutefois, ces mutations ne sont pas exemptes de contradictions : « le passage de l’agglomération à la métropole n’exprime pas seulement un changement de taille au-dedans et une accélération de la concurrence mondiale au-dehors. Il signifie davantage un changement de régime territorial autour d’une montée en puissance des contradictions : contradictions entre le dedans et le dehors, contradictions entre les registres de l’action publique ».

Et de conclure que « cet enjeu des contradictions métropolitaines constitue sans doute le défi conjoint tant des projets de planification stratégique que des dispositifs de gouvernance territoriale ».

À consulter sur le site de la coopérative ACADIE, où les deux auteurs sont consultants :

http://www.acadie-reflex.org/publications/txt223.pdf

Revue Urbanisme hors-série n°29 : schéma directeur de la Région Île-de-France, défis, planification, identité, nov. déc. 2006, p. 23 à 25

A voir également des mêmes auteurs : « Faut-il un gouvernement pour l’Île-de-France ? », revue Pouvoirs Locaux n° 73 II, 2007.

études | 13 Oct 2007

Revue Métropoles

Pour prolonger les problématiques relatives à la métropolisation abordées dans culture-et-territoires.fr, on se reportera utilement à la revue Métropoles, revue scientifique en ligne qui se présente comme « le carrefour des travaux scientifiques issus des disciplines en sciences sociales qui s’intéressent à la ville et à la métropolisation ».

La revue est dirigée par Bernard JOUVE (École Nationale des Travaux Publics de l’État – UMR CNRS 5600) et Christian LEFEVRE (Université Paris VIII), auteur notamment de : étude sur la gouvernance des métropoles mondiales : Londres, New-York, Tokyo : des références pour l’Île-de-France ?.

http://www.revue-metropoles.com

études | 24 Apr 2007

le Cône de l’innovation

un espace économique francilien en mouvement

Cet ouvrage est issu d’une étude réalisée en partenariat entre le Conseil Général de l’Essonne et la direction de l’INSEE Île-de-France présente les potentialités et les composantes de ce territoire de projet qui « se distingue par une exceptionnelle concentration des activités de recherche et de haute technologie » et s’étend sur quatre départements : outre l’Essonne, le Val-de-Marne, les Yvelines et les Hauts-de-Seine. Il englobe trois pôles de compétitivité à vocation mondiale et deux OIN (Opérations d’Intérêt National) en l’occurrence Seine-Amont Orly-Rungis et Massy, Palaiseau, Saclay, Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines. La démarche prospective qui caractérise ce travail s’inscrit dans les réflexions stratégiques sur le devenir de l’Île-de-France.

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/idf/publi/cone_innovation.htm

Conseil Général de l’Essonne et INSEE-Île-de-France, 24 pages, 8 euros

Voir également sur le même sujet, une récente lettre d’information de l’INSEE Île-de-France : le Cône de l’innovation : un territoire privilégié pour la recherche privée en France , À la Page n° 280.

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/idf/home/home_page.asp

études | 24 Apr 2007

la localisation des activités de haute technologie en Île-de-France

Cette publication de l’IAURIF rend compte d’une étude réalisée par le GEISTEL (Groupe d’études international sur les stratégies territoriales et l’économie locale) dans le cadre de la consultation « planifier la ville aujourd’hui » du PUCA en partenariat avec l’IAURIF. L’étude s’est centrée sur les logiques et les conditions de l’ancrage territoriale des activités de haute technologie en Île-de-France, aussi bien pour les processus de production des connaissances eux-mêmes que pour l’espace de vie quotidienne des chercheurs.

http://www.iaurif.org/fr/ressources_doc/publications/publicationsrecentes/…

Note Rapide n° 422, février 2007

Voir également pour l’IAURIF parmi les publications récentes :

les activités de recherche et de développement en Île-de-France , Note Rapide de l’IAURIF n° 420 de novembre 2006, à télécharger en ligne au format pdf

les villes nouvelles, bassins de vie : l’exemple de Marne-la-Vallée , Note Rapide de l’IAURIF n° 419 de novembre 2006, à télécharger en ligne au format pdf

études | 24 Apr 2007

économies, connaissances, territoires

Ce numéro des Annales est consacré aux conditions multiples qui pourraient faire de l’Europe « l’économie de la connaissance la plus productive du monde ». Sont analysés aussi bien les « instruments ordinaires de l’accès à la culture » et les grandes manifestations censées alimenter l’attractivité des territoires, que des instruments de production et de valorisation de la recherche tels que les pépinières d’entreprises, les pôles de compétitivité, les technopoles…

On pourra se reporter en particulier à la contribution de Gilles SUZANNE sur « l’économie urbaine des mondes de la musique : le district rap marseillais », et à celle de Françoise LUCCHINI sur « les Capitales européennes de la culture : changer l’image internationale d’une ville ».

Pour l’Île-de-France, dans le fil de cette lettre d’information, voir également la contribution de Guy LOINGER, Muriel TABARIÈS et Alexandre GRONDEAU : « activités de haute technologie et territoires de métropolisation – le cas de l’Île-de-France ».