Culture et territoires en Île-de-France

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23 novembre 2004

pratiques et désirs de culture en Île-de-France

La seconde séance de séminaire s’est tenue à la Bibliothèque Nationale de France le 23 novembre 2004. Elle a porté sur « les pratiques et désirs de culture en Île-de-France ».

À partir d’une mise en regard des pratiques culturelles des franciliens et de celles de l’ensemble des français, il a été rappelé que la forte participation des franciliens à la vie culturelle (et sportive) s’explique moins par l’offre que par la structure sociodémographique de la population. À caractéristiques individuelles égales, les différences avec les autres régions disparaissent, voire s’inversent. La nécessité de dépasser, dans l’analyse des pratiques culturelles, une approche sectorielle et d’échelle régionale a cependant été soulignée dans les contributions d’acteurs culturels spécialisés (cinéma, écoles de musiques) ou situés à d’autres niveaux (agglomérations, départements).

Les pratiques culturelles des franciliens ne peuvent être analysées indépendamment de l’évolution de leurs modes de vie. Ces pratiques résultent d’arbitrage des individus et des ménages entre de multiples champs en concurrence, dont les frontières sont de plus en plus poreuses (culture, loisirs, sport, consommation…). Elles se structurent suivant des échelles diverses, de la proximité résidentielle à l’international, qui transcendent les découpages administratifs et qui varient fortement en fonction des pratiques, des espaces et des groupes sociaux considérés.

La réponse aux besoins de connaissance qui se sont exprimés ne peut cependant procéder d’une simple reproduction à l’échelle infra-régionale des travaux sectoriels menés aux niveaux national et régional (par le DEPS et l’INSEE notamment). Plutôt que d’opérer une déclinaison francilienne de questionnements sectoriels, il est apparu pertinent de partir des spécificités métropolitaines (spécialisations territoriales marquées, offre culturelle et de loisirs importante et diversifiée, importance des mobilités…) pour s’interroger sur les effets de ce contexte sur les pratiques culturelles des franciliens et, réciproquement, sur le maintien ou l’émergence de nouvelles « cultures territoriales » spécifiques à l’échelle de la métropole ou de certains de ses espaces.